« Conflit souverain » : Comment les rassemblements de personnes sur la voie publique peuvent-ils
remettre en cause la souveraineté de l’État ?

Par Matthjis Gardenier, docteur en sociologie, université Paul-Valéry de Montpellier

L’altérité se dessine aussi par la construction de l’ennemi et par le conflit. Dans cette contribution nous allons revenir sur un type de conflit spécifique : celui qui va opposer les participants à des rassemblements de personnes à l’État pour le contrôle de l’espace public. En effet, les manifestations, les foules ou événements sportifs sont des moments où les participants peuvent s’approprier l’espace public, où ils peuvent exercer un pouvoir. Ce potentiel les amènera à se heurter à l’État, qui va maintenir l’ordre.

L’autre, l’altérité se dessine aussi par l’opposition entre le Nous et le Eux. Ceci nous permet d’étudier la question conflit et de l’interaction conflictuelle entre deux camps. Nous avons ainsi pu constater qu’au cours de rassemblements de personnes se posaient régulièrement des problématiques d’ordre public, ainsi que des interventions des forces de l’ordre.

Pour nous, celles-ci seraient explicables par ce que nous appelons le « conflit souverain ». Le fait même de se réunir sur la voie publique confère un pouvoir potentiel aux participants à une foule. Ce pouvoir est à la fois symbolique et concret. Il s’exerce alors sur des éléments de l’espace urbain, mais aussi sur d’autres acteurs sociaux, tels que des rassemblements adverses ou encore les forces de l’ordre.
Ce potentiel de pouvoir remet en cause l’« ordre public », voire le monopole de la violence légitime de l’État, ce qui crée ce que nous appelons le « conflit souverain ». L’action des acteurs de rassemblements sur la voie publique, mais aussi des agents chargés du maintien de l’ordre sont à comprendre sous cet angle.

La double nature des potentialités souveraines des rassemblements

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Nous allons tout d’abord brièvement définir ce que nous entendons par rassemblement : c’est un certain nombre d’acteurs sociaux, réunis dans un même lieu. Il se distingue de l’agrégat par le fait que ce n’est pas seulement l’addition d’individus qui fait le rassemblement comme par exemple des consommateurs dans un centre commercial, mais l’interaction, la communication et l’action commune. Nous reprenons le terme de rassemblement à Georges Lefebvre plutôt que le terme de « foule », trop connoté dans le champ des sciences sociales. Pour nous, cette potentialité souveraine des rassemblements se découpe en deux éléments distincts. Elle a tout d’abord un pouvoir symbolique, car elle permet de légitimer une idée une cause.

Un pouvoir symbolique

Selon Vincent Rubio, le symbole de la foule peut être un outil de légitimation comme par exemple dans la façon dont Jules Michelet met la foule en scène dans sa description de la Révolution Française, notamment le 14 juillet 1789 [1]. Cette figure peut aussi être mobilisée en tant que repoussoir comme Hyppolite Taine a pu le faire dans Les origines de la France contemporaine [2].

Toujours selon Vincent Rubio, la figure de la foule est revêtue d’une forte « efficacité symbolique » [3] que les acteurs sociaux vont mobiliser. Les différents rassemblements peuvent s’inscrire dans cet imaginaire par des mécanismes de mise en scène, afin de chercher à acquérir une légitimité sociale.

Charles Tilly a établi qu’au-delà du fait d’être « proactifs », une des caractéristiques des mouvements sociaux est de s’inscrire dans ce qu’il appelle le registre WUNC. Par « proactif », il entend que ceux-ci vont tenter d’acquérir de nouveaux droits ou possibilité, ce qui pour lui en fait un répertoire d’action stratégique. Rappelons aussi le sens du sigle WUNC : Worthiness, va signifier respectabilité, Unity, l’unité, Numbers, le nombre et enfin Commitment [4], que l’on peut traduire par détermination.

Les rassemblements sont un bon moyen pour leurs organisateurs de démontrer le nombre et l’unité d’un mouvement, lui permettant ainsi d’acquérir une légitimité vis-à-vis de l’opinion publique. De même, dans l’historiographie de la Révolution Française, un auteur tel que Michelet voit l’action des foules au cours des grandes journées révolutionnaires comme l’incarnation de la nation en marche. Nous pouvons le voir au travers de ses descriptions de la journée du 14 juillet 1789 où il décrit l’assaut de la Bastille : « les canons étaient reculés, masqués, toujours en direction. La vue de cette hauteur de cent quarante pieds était immense, effrayant : les rues, les places, pleines de peuple ; tout le jardin de l’Arsenal comblé d’hommes armés…Mais voilà de l’autre côté une masse noire qui s’avance… C’est la Faubourg Saint Antoine » [5].

La foule est assimilée à la Nation comme le montre cette citation : « le seul 14 juillet fut le jour du peuple entier. Qu’il reste donc, ce grand jour, qu’il reste une des fêtes éternelles du genre humain » [6].

Plus près de nous, dans un contexte révolutionnaire, nous pouvons citer les manifestations monstres organisées par la coalition Tamarrod [7]. Le 30 juin 2013, celles-ci ont réuni 14 millions de personnes en Egypte (selon les organisateurs) contre le président issu des Frères Musulmans, Mohammed Morsi [8]. Il convient de noter que ces manifestations précèdent et légitiment la destitution du président par les forces armées. Si nous venons d’étudier l’aspect symbolique des rassemblements, nous allons maintenant nous intéresser au potentiel de pouvoir concret détenu par un rassemblement.

Un exercice concret de pouvoir

Cette potentialité souveraine ne va pas seulement exister dans le domaine symbolique, elle va aussi se déployer de manière concrète, dans la rue, dans l’espace urbain. En effet, de manière très concrète, la réunion physique de nombreuses personnes autour d’une finalité commune fait émerger une capacité commune d’exercice de pouvoir. Rappelons que Max Weber définit le pouvoir comme : « toute chance de faire triompher, au sein d’une relation sociale, sa propre volonté, même contre des résistances ; peu importe sur quoi repose cette chance » [9].

C’est dans cette perspective que nous parlerons de pouvoir concret. Cette contrainte peut s’exercer en direction de multiples objets tels que l’occupation de lieux, des éléments du mobilier urbains : occupation, blocage de flux, mais aussi destruction. Le point commun de ces différents éléments est un exercice de pouvoir sur l’espace urbain. Elle peut aussi s’exercer face à des personnes : personnes isolées, autres rassemblements, mais aussi forces de l’ordre. C’est ce potentiel d’exercice du pouvoir qui crée un conflit potentiel avec le détenteur de la souveraineté, du monopole légitime de la violence : l’État.

Le pouvoir des rassemblements

Nous allons maintenant décrire des formes pures de cet exercice de pouvoir. La première est la forme où le pouvoir s’exerce de manière purement symbolique de type WUNC qualifiée par Patrick Champagne de « manifestation de papier ». Elle se caractérise par une communication en direction des médias, dans la perspective d’exprimer des revendications. Ici, nous assistons à une mise en scène de la foule en direction de l’opinion publique.

Au contraire, les exercices de pouvoir concret, peuvent prendre la forme d’affrontements où des combats de type militaire mettent aux prises deux camps autour d’objectifs tactiques. Nous pouvons comprendre les batailles militaires qui se déroulaient avant la fin du XIX° siècle, c’est-à-dire avant que la croissance de la puissance de feu n’oblige l’infanterie à adopter une formation en ligne dispersée, comme des événements de ce type. Nous pouvons nous référer aux reconstitutions de batailles telles qu’Azincourt ou Waterloo développées par John Keegan dans Anatomie de la bataille [10].

Les formes plus courantes d’exercice de pouvoir des foules sont des types hybrides : il y a mise en œuvre de pouvoir concret, par contre l’objectif n’est pas tant la prise de pouvoir en elle-même que la mise en scène de ces images de souveraineté dont le caractère symbolique est mobilisateur.
Nous pourrons aussi remarquer que ce pouvoir potentiel ne sera pas seulement le fait des rassemblements directement politiques. Il existe dans le cas de rassemblements en général. Rappelons qu’une grande partie des déploiements de CRS sont effectués dans le cadre de matches de football afin de surveiller les supporters de diverses équipes de Ligue 1 [11].
Ce potentiel ne sera pas donc pas déterminé par la finalité de l’événement foule. Il est au contraire une des caractéristiques des réunions de personnes dans l’espace public.

Le potentiel souverain des rassemblements crée une problématique face à l’Etat

Pouvoir potentiel, conflit potentiel

Dans un espace social où le politique est médié par l’État, le conflit politique implique forcément l’État, que ce soit en tant que partie, médiateur, ou arbitre [12]. Rappelons la définition donnée par Weber de l’État comme : « une communauté humaine, qui dans les limites d’un territoire déterminé – la notion de territoire étant l’une de ses caractéristiques – revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime » [13].

La notion de monopole de la violence légitime de l’État est importante, car les rassemblements ont le potentiel de le remettre en cause. Le pouvoir que les acteurs d’un rassemblement acquièrent par le fait même de s’assembler, leur donne la possibilité d’exercer un pouvoir concret. Nous avons pu voir que ce pouvoir était symbolique, mais aussi concret, s’exerçant de manière immédiate sur des objets sociaux. Dans un espace normé politiquement, où les rapports de pouvoir et de domination sont ordonnés, ce pouvoir concret peut potentiellement remette en cause cette structuration.

Ce n’est pas seulement le monopole de la violence légitime qui peut être remis en question par les participants à un événement foule, mais aussi la souveraineté étatique qui peut être attaquée par l’exercice d’un pouvoir concret sur des éléments de l’espace urbain. Nous pensons par exemple aux occupations ou aux blocages qui sont qualifiés d’actions agressives non violentes par Tilly et Tarrow [14].

Dans le cas concret de la forme de rassemblement qu’est l’occupation de place, nous observons deux éléments de remise en cause de la structure du pouvoir : le premier est l’occupation, c’est-à-dire la prise de contrôle concrète d’une portion de l’espace urbain. Souvent, ces occupations ont lieu dans des endroits présentant un fort caractère symbolique, dans des capitales en tant qu’elles sont le siège du pouvoir politique, et souvent à des points centraux au sein de la configuration urbaine.

Le deuxième, qui découle directement du premier, est la remise en cause du monopole de la violence légitime : les forces de l’ordre estiment que cet exercice de pouvoir va à l’encontre de l’ordre public, qui relève de la souveraineté de l’État. Rappelons que celle-ci est la capacité à décider de quelle situation est exceptionnelle, et mérite donc l’usage de la force, mais aussi à décider de la nature de l’intervention en cas de situation exceptionnelle [15].

Donc l’exercice d’un pouvoir concret par les membres d’un événement foule, dans une situation ou l’État est détenteur de la souveraineté remet forcément celle-ci en question, d’où l’ouverture d’un conflit. C’est pour ces raisons que nous pouvons affirmer que les rassemblements sont porteurs d’un potentiel de conflictualité. Pour nous, c’est ce potentiel qui, non seulement, expliquera l’émergence de violences au cours de rassemblements sur la voie publique, mais aussi la manière dont se déploie le maintien de l’ordre.

La double dimension des conflits

Les rassemblements de personnes s’inscrivent donc dans ce que nous allons appeler « conflit souverain ». Leur potentiel d’exercice de pouvoir va poser une contradiction d’intérêts avec l’État qui est détenteur de la souveraineté dans les formations sociales étudiées [16].

Rappelons que nous définissons le conflit à partir de trois éléments :

- 1 Ils opposent des camps qui sont activés par l’opposition ami-ennemi [17]. Les groupes sociaux qui s’opposent ne sont pas immuables mais au contraire subjectivés par un processus de mobilisation.

- 2 Le conflit se fait autour d’enjeux qui relient et mettent en contact les groupes engagés dans une interaction conflictuelle. Dans l’acception que nous en faisons ici, le conflit se fait autour de l’enjeu qui est de la possibilité d’exercer un pouvoir sur des objets sociaux.

- 3 Enfin, le conflit se fait à l’aide de moyens. Ceux-ci vont être multiples et peuvent inclure l’utilisation de la force.

Tous les rassemblements sur la voie publique sont encadrés par le droit et soumis au principe de déclaration préalable [18]. Une grande proportion de ceux-ci est surveillée par une présence policière. Seulement un nombre limitée d’entre eux verra l’activation de ce conflit qui passe alors du stade de de conflit latent ou potentiel à celui de conflit ouvert : les deux camps s’opposent de manière effective. Rappelons que selon Ralf Dahrendorf, il est possible de distinguer trois types de conflits selon le degré de formulation des intérêts et objectifs des parties en présence. Ici, A et B désignent deux camps opposés :

- 1 Le conflit concrétisé ou ouvert : A et B expriment des intérêts contradictoires.

- 2 Le conflit potentiel : A ne peut exprimer la formulation de ses intérêts à cause de la pression de B ou de celle d’une tierce partie (par exemple, le pouvoir d’État).

- 3 Le conflit latent : La partie A a intériorisé la vision de B au point de ne pas avoir conscience du fait que ses intérêts propres divergent de ceux de B.

Un des facteurs de passage du stade de conflit latent à celui de conflit ouvert sera la superposition du « conflit souverain » avec d’autres conflits, elle donnera une plus forte intensité à ces déflagrations et explique souvent le passage du conflit latent au conflit ouvert [19]. Les conflits politiques sont un puissant moteur du changement social. Ils sont au fondement du politique, mais aussi de l’action collective [20].

Dans cette logique, il est normal que les rassemblements de personnes de par leur pouvoir potentiel que nous avons décrit précédemment, soient un outil, un moyen, qui est mis en œuvre par les acteurs de conflits sociaux. Construire le groupe social, le camp, se fait par la mise en scène du groupe. Dans ce contexte l’événement foule est une des forme sociales de cette mise en scène [21].

Nous expliquons donc l’émergence de conflits ouverts, et donc l’apparition de violences potentielles, par la superposition d’un côté du « conflit souverain », inhérent à la tenue d’un événement foule, et de l’autre par les conflits sociaux dans lesquels les rassemblements vont s’inscrire.
Pour résumer nous avons parlé d’un type de conflit spécifique. Celui-ci, que nous nommons conflit souverain, est potentiel dès qu’il y a des rassemblements de personnes sur la voie publique. D’un côté il oppose les rassemblements et de l’autre l’État, ou plutôt les forces de l’ordre qui vont le représenter. L’enjeu est l’ordre public, ou encore la souveraineté, c’est-à-dire le droit d’exercer un pouvoir de manière légitime. Dans un espace normé, ou le pouvoir est détenu par l’État, cet enjeu passe par la préservation ou la remise en cause de l’ordre public.

Bibliographie

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  • WEBER M., FREUND J. et ARON R., Le savant et le politique, Paris, Plon, 2002.

[1] Michelet J. et Mettra Cl., Histoire de la Révolution française, tome 1, Paris, Robert Laffont, 1998, p. 145.

[2] Hippolyte T., Les origines de la France contemporaine, Tome 1 : « L’ancien régime La Révolution L’anarchie La conquête jacobine », Paris, Bouquins Robert Laffont, 1986.

[3] Rubio V., « La Foule. Un mythe républicain. » [En ligne : http://www.amazon.fr/Histoire-R%C3%...] Consulté le 4 novembre 2013

[4] Tilly Ch. et Wood L. J., Social Movements, 1768-2008, 2nd Revised edition, Paradigm, 2009, p. 23.

[5] Michelet J. et Mettra Cl., op. cit., p. 146.

[6] Idem, p. 145.

[7] Qui signifie « rébellion » en arabe.

[8] « En Egypte, manifestations massives contre le pouvoir », [En ligne  : http://www.lemonde.fr/afrique/artic...]. Consulté le 6 novembre 2013.

[9] Weber M., Economie et société, tome 1  : « Les catégories de la sociologie », Paris, Pocket, 2003 (1894), p. 95.

[10] Keegan J. et Colonna J., Anatomie de la bataille : Azincourt 1415, Watterloo 1815, la Somme 1916, Paris, Pocket, 1995.

[11] Bodin D., Robène L. et Héas S., « Le hooliganisme entre genèse et modernité », in Vingtième Siècle. Revue d’histoire, vol. 85 / 1, 2005, p. 61.

[12] Canivez P., « Qu’est-ce qu’un conflit politique  ? », in Revue de métaphysique et de morale, n°58, mai 2008, pp. 163‑175, p. 164.

[13] Weber M., Freund J. et Aron R., Le savant et le politique, Paris, Plon, 2002, p. 100.

[14] Tarrow S. et Tilly Ch., Politique(s) du conflit  : De la grève à la révolution, Paris, Les Presses de Sciences Po, 2008, p. 187.

[15] Jobard F., « Le spectacle de la police des foules. Les opérations policières durant la protestation contre le CPE à Paris », in Réseau Européen d’Analyse des Sociétés Politiques, 2010, p. 334.

[16] Schmitt C., La notion de politique  : Théorie du partisan, Paris, Éditions Flammarion, 2009, p. 78.

[17] Idem, p. 63.

[18] « Code de la sécurité intérieure - Article L211-1 », Code de la sécurité intérieure.

[19] Dahrendorf R., Class and Class Conflict in Industrial Society, 3rd edition, Stanford Calif.  : Stanford University Press, 1963, p. 238.

[20] Canivez P., Op. Cit., p. 173.

[21] Idem., p. 165.

 

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