Souffrances au travail : le sommeil analyseur. Vers une sociologie du sommeil…

Par Catherine Henry Landemaine

Dans son acception sociale, la notion de souffrances au travail apparaît comme globalisante et disparate, autorisant de confondre ses causes et ses effets. De ses différentes désignations, des pénibilités aux risques psycho-sociaux, il n’émerge aucune définition claire dans une littérature pourtant prolifique, quelle qu’elle soit : profane, sociologique, psychologique, médicale ou juridique. Les mots « cristallisent les valeurs, les croyances et les angoisses propres à leur époque et à leur société. Ils témoignent de la manière dont est perçue la souffrance, la façon dont elle est dite. Inversement, ces mots influent les individus à leur insu, et leur dictent comment comprendre et vivre leurs problèmes » [1].

Dès lors, la notion de souffrances au travail, traitée dans la mise en scène des plaintes qu’elle contient, est susceptible de renvoyer à une personnalisation du rapport au travail, de voiler sa complexité et de la réduire à sa simplification abusive. « Si les liens entre douleur et souffrance sont multiples, ils sont toujours une équation du sens vécu par l’individu et du contexte dans lequel il est impliqué. Douleurs et souffrances sont toujours au pluriel » [2].

Pour dépasser ces apories et tenter de saisir la complexité du phénomène, je suis alors fondée à me questionner : à quelles conditions le phénomène des souffrances au travail, dans sa désignation et dans la réalité de son traitement social actuel, est-il compréhensible ?

Intentions et intuitions

Alors que j’exerce en tant que cadre assistante sociale pour le personnel d’une collectivité territoriale depuis plusieurs années, je ne suis pas épargnée non plus par les représentations collectives générées par le traitement social des souffrances au travail. Cette recherche est donc le fruit d’une double socialisation : professionnelle et universitaire, qui a sollicité une vigilance constante afin d’échapper à un pessimisme partisan ou à un optimisme passionné et par voie de conséquence, à une illusoire proximité avec l’objet de recherche. Quelle est alors la capacité du chercheur à ne pas trahir, déformer sa recherche s’il existe un risque évident de superposition de l’observatrice sur son objet ?

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Puisque « la rigueur et le détachement de la démarche scientifique ne parviennent pas à créer des rapports d’extériorité entre la discipline et son objet » [3], j’ai choisi d’adopter une posture de praticienne-chercheuse [4] afin d’intégrer, comme données, tant les témoignages de souffrances au travail que leur analyse, toute empreinte de la subjectivité et de l’intersubjectivité qu’elle contient et mettant encore davantage en péril la fragilité du chercheur dans son rapport au terrain.

Dans ces conditions, les données recueillies ont mis en exergue des plaintes récurrentes, notamment celles liées aux troubles du sommeil. C’est à partir de leurs usages sociaux que le sommeil en tant qu’objet constitue l’analyseur du travail et de ses maux, car situé au cœur de plusieurs oppositions : productivisme de l’activité diurne/ improductivité du repos nocturne, vie/mort, plaisir/souffrance, espace intime/ public, etc., et de dimensions subjective, intersubjective et objective.

Mais cette question de recherche ne saurait se contenter de ces oppositions binaires. Il convient ici, dans une perspective conflictuelle et dialectique, de penser et restaurer l’articulation possible travail/sommeil, au-delà de ses considérations objectives, dans ses formes sociales et symboliques, et à travers la subjectivité la plus intime qu’elle convoque.

Pour cela, je postulerai, tout au long de ce travail, que cette articulation relève de faits sociaux totaux [5] et de formes [6] phénoménologiques. Perspectives diachronique et synchronique se conjugueront pour dévoiler l’ensemble des discours, les logiques de production des connaissances et ce que les acteurs en perçoivent et en font. En d’autres termes, cette recherche espère saisir les usages sociaux de cette articulation, pour comprendre la dimension sociale déposée dans la subjectivité des acteurs afin de rendre visible l’ensemble des arbitrages qui façonne l’expérience singulière des souffrances au travail.

Travail et sommeil : formes sociales et symboliques

« Dans l’entreprise, le vice de la conception taylorienne du travail fut de considérer l’homme uniquement comme une machine physique. En un deuxième temps, on a réalisé qu’il y a aussi un homme biologique ; on a adapté l’homme biologique à son travail et les conditions de travail à cet homme. Puis, quand on a réalisé qu’il existe aussi un homme psychologique, frustré par des tâches parcellaires, on a inventé l’enrichissement des tâches. L’évolution du travail illustre le passage de l’unidimensionnalité à la multidimensionnalité. Nous ne sommes qu’au début de ce processus » [7].

Aux constats largement établis par les sciences humaines et sociales d’un affaiblissement des fonctions sociales et symboliques du travail, dans les rapports objectifs et subjectifs que nous entretenons avec lui, peuvent s’ajouter les formes et contenus de l’expertise d’acteurs engagés dans l’amélioration des conditions de travail, car ils sont susceptibles d’enrichir la compréhension de l’expérience des souffrances au travail.

Acteurs méconnus de la santé au travail, vingt et une assistantes sociales du travail exerçant en secteur public sur le territoire du Languedoc-Roussillon ont été investiguées dans le cadre d’une recherche compréhensive ayant mobilisé des outils qualitatifs - observation, entretiens semi-directifs, analyses documentaires et de contenu - et révélé une expertise sociale constituée par deux formes : une tension identitaire contenue entre positionnement critique et régulation sociale et une analyse imprégnée d’un imaginaire social valorisant la norme-travail-bonheur et l’assertion de gagner sa vie. Au-delà, leur expertise sociale identifie le nouveau management et le changement comme évènements à l’origine des souffrances au travail et expose des logiques d’individualisation – les modèles de la personne et de l’accompagnement dominent les actions – et des logiques psychologisantes - les notions de stress et de harcèlement moral façonnent les discours -. Ces logiques se nourrissent mutuellement dans un processus d’imprinting, produisant alors un « déterminisme avec ses stéréotypes, ses lieux communs, les vérités pseudo-établies… (…) donc nous voyons des normes absolument contraignantes qui pèsent sur la connaissance dans toutes les zones de la société » [8].

L’analyse des conditions d’apparition des discours et actions sur les souffrances au travail a donc dévoilé ses usages sociaux et ses logiques idéologiques, inscrits dans des processus de normalisation : une psychologisation et une individualisation des souffrances au travail, qui renforcent la valeur normative du travail et occultent sa dimension politique. Dès lors, le sujet est réduit à sa souffrance, au détriment de son identité collective au travail.

Alors que le sujet en souffrance se reconnaît dans la plainte récurrente des troubles du sommeil, des questionnements ont émergé au regard de l’expérience universelle du sommeil. Que doit le sommeil au travail ? Que doit le travail au sommeil ? Pourquoi dort-on ? Qui est-on quand on dort ? Quelle place accordée au sommeil dans la vie d’un travailleur ? Il s’agit ici de penser les conditions de la construction du sommeil en tant qu’objet sociologique : de quoi est-il question quand il est question de sommeil ? Quels savoirs le sommeil a-t-il constitué ?

Au-delà, soulever la question de l’articulation du sommeil et du travail, c’est poser la question de la vie au travail. C’est également questionner les usages sociaux et politiques du sommeil dans un espace social dominé par la valeur travail. En finalité, le sommeil est-il un temps travaillé ?

Le sommeil, appréhendé dans son inscription socio-historique, révèle des conceptions et représentations teintées de mépris et de rationalisation, les discours philosophies et religieux ayant servi d’assise aux développements théoriques, physiologiques et hygiénistes sur le sommeil.

Pour caractériser le sommeil, les discours philosophiques promeuvent les métaphores de la mort et de la perte de la raison, et la morale chrétienne véhicule la figure du vice. Puis, le sommeil se rationalise en se concevant comme un principe vital, un organisateur du vivant, une préoccupation hygiénique au XVIIe siècle pour devenir, un siècle plus tard, un objet d’étude scientifique.

Principe vital, le sommeil tend alors à valoriser et concevoir le corps comme une machine, des premières physiologies du sommeil à sa médicalisation [9].

Principe juridique, le sommeil entretient des rapports étroits, mais dispersés, avec la norme juridique, puisqu’il instaure des droits – tels le droit à la tranquillité par la mise en place d’une réglementation du bruit, l’existence de sanctions à la privation du sommeil considérée comme torture, ou encore la consécration d’un droit à la sieste inscrit dans l’article 49 de la Constitution Chinoise - et des devoirs pour le dormeur – telles les obligations de performance, de vigilance dans les situations de travail de nuit -.

Phénomène social et politique, le sommeil constitue la première expérience anthropologique de l’inactivité, de l’improductivité, de la solitude, de l’absence de communication. Objet de contrôle, il suscite l’intérêt des entrepreneurs de travail qui lui prodiguent des techniques de sommeil utile et de courte durée au service d’une productivité accrue. Géré comme un bio-capital [10], il est objet de planification et d’ingérence de l’intimité, voire de la subjectivité. Il risque alors sa propre abolition symbolique, sa peau originelle, la nuit, se laissant progressivement muer en espace de lumière, d’activité, de travail, de divertissement, et de vigilance, par des structures de veille qui ne dorment jamais.

À partir de ces conceptions, une première hypothèse d’un sommeil désincarné est émise : le sommeil, comme le travail [11], pourrait être en voie de disparition car géré et segmenté dans une logique bio-productiviste, comme capitalisme incarné, qui exclurait toute la subjectivité et l’intimité du dormeur et réduirait ce dernier à son individualité. Ou,a contrario, en seconde hypothèse, le sommeil aurait une fonction de contention de soi, car il constitue ce qui résiste, en dernière instance, au contrôle des corps et aux souffrances au travail. Dans cette perspective, le sommeil peut exacerber la subjectivité et procurer une possibilité d’émancipation au travail, en permettant au sujet de se protéger des risques professionnels, en préservant sa pensée par le rêve et la rêverie. Le sommeil apparaîtrait alors comme médiateur car il instaurerait un compromis bienvenu entre le conscient et l’inconscient.

Travail et sommeil vivants : le vif du sujet

Puisque les déplacements sociétaux de l’obéissance à l’action, de la discipline à l’autonomie, de l’identification à l’identité, ont effacé la frontière entre le citoyen public et l’individu privé, et donné au psychisme une inscription sociale inédite, il n’est pas surprenant que le style de réponse aux nouveaux problèmes de la personne ait pris la forme d’accompagnement des individus. L’objectif est bien de « produire une individualité susceptible d’agir par elle-même et de se modifier en s’appuyant sur des ressorts internes » [12].

Transcendés par ces déplacements sociétaux, travail et sommeil, dans les expériences identitaires qu’ils contiennent, supposent une subjectivité pathétique, dont le corps de l’être est premier dans l’expression de l’affectivité [13]. La reconnaissance sociale générée par le travail, si elle est défaillante, peut atteindre la structure psychique de la personne car elle ne lui permet plus de calmer son anxiété existentielle. C’est ce processus d’identification au travail, défini comme l’introjection d’un modèle gratifiant et sécurisant, qui doit réduire l’anxiété au travail [14]. Dans le cas contraire, la souffrance psychologique apparaît.

De même, veille et sommeil impliquent l’expérience de la fatigue, laquelle « suppose par essence la temporalité, et inversement, une temporalité sans fatigue ne serait qu’irréelle, ou en tout cas ne serait pas la temporalité humaine, rythmée par l’action et le repos, l’éveil et le sommeil, l’usage et l’usure, la dépense et la réfection des forces (….). Seul un homme peut mourir à la tâche, à sa tâche » [15].

Persévérer à explorer l’articulation sommeil/travail dans une perspective phénoménologique amène à s’intéresser au contenu diurne du sommeil, la rêverie, ainsi qu’au contenu nocturne du sommeil, le rêve. Rêve et rêverie peuvent produire des témoignages révélateurs de l’expérience du travail comme intrusion dans l’univers du sommeil. À quoi rêvent les personnes en souffrance au travail ? Alors que le rêve peut constituer le théâtre d’un conflit de volontés [16], le travail du rêve est également supposé produire une résolution des problèmes [17].

De cette tentative phénoménologique de l’expérience du sommeil rythmée par trois étapes universelles : l’endormissement, le sommeil et le rêve, et le réveil, une exploration des inégalités temporelles et sociales d’accès au sommeil, menée auprès de groupes professionnels soumis à des horaires atypiques et au travail de nuit, pourrait dévoiler ce que produit le travail sur le sommeil et ce que le sommeil produit sur le travail.

Le sommeil analyseur du travail : l’expérience du sommeil

« On donnera le nom d’analyseur à ce qui permet de révéler la structure de l’institution, de la provoquer, de la forcer à parler » [18]. Si le sommeil est présumé analyseur du travail, l’institution de vie qu’est toute institution de travail doit être investiguée par ses troubles, leur prévention et leurs remèdes. Les troubles du sommeil, dont la plainte est déposée sur le lieu même du travail, seront abordés, dans une perspective comparatiste, à l’aune des discours des médecins généralistes et des chercheurs du sommeil en centres labellisés, confrontés à ceux des médecins du travail, en relevant leurs concordances et leurs divergences.

De même, l’expérience du sommeil au travail, au service de la lutte contre les souffrances au travail, mérite des analyseurs de l’analyseur tels la somnolence diurne excessive, envisagée en France comme une pathologie quand elle se manifeste quotidiennement ou presque, et constitue une gêne pour le sujet et la société. Quelle est sa prévalence et son sens dans les institutions de travail ?

Dans une perspective identique, l’injonction d’un temps de sommeil pendant le temps de travail, à savoir une sieste institutionnelle, constitue un analyseur politique de la relation travail/sommeil/santé, car il peut donner à voir la capacité de contrôle de l’institution sur les corps de ceux qui lui donnent vie ou, a contrario, la condition de possibilité de déroger au travail et au sommeil, dans l’incongruité du moment, du lieu, et de la durée, pour produire du plaisir. Combien d’institutions de travail, en France, tant publiques que privées, ont pu instaurer un temps de sieste et pourquoi ? Que peuvent en dire dirigeants et dirigés d’institutions de travail ayant proposé, voire imposé, cette expérience de sommeil nocturne qui fait échapper, comme moment privilégié, à l’agitation du jour ?

En finalité, le sommeil, au-delà d’être un principe vital, naturalisé par des discours rationalisés, et le travail, au-delà d’être un grand intégrateur, dépolitisé par des discours individualisant et psychologisant, constituent des analyseurs de la subjectivité humaine.

Or, les usages sociaux du sommeil et du travail, par les troubles qu’ils donnent à voir, sont la condition et le produit d’une vision néolibérale du monde, qui promeut une individualité exacerbée et assujettie au marché par lequel le sujet peut valoriser son bio-capital, le sommeil, au profit d’un autre capital voué à l’exploitation, sa force de travail.

Alors que les entrepreneurs de travail espèrent posséder le sommeil comme une quasi-marchandise ou une marchandise fictive, telle qu’analysée par Karl Polanyi [19], autrement dit comme principe vital soumis à la logique marchande, les dormeurs réveillés peuvent construire, dans l’horizon du travail, une institution imaginaire du sommeil [20] reconnue dans sa capacité créatrice et phénoménologique ; dans le même temps, les acteurs engagés dans la lutte contre la souffrance au travail auront la capacité de transmettre et discuter le travail comme action et parole, comme mot d’ordre mobilisateur au moment décisif, tel que défini par Rosa Luxembourg [21] pour symboliser et cristalliser les expériences.

Bibliographie

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[1] LORIOL M., Je stresse donc je suis. Comment bien dire son mal-être, Paris, 2006, pp 13-14.

[2] LE BRETON D., Anthropologie de la douleur, Paris, Éd. Métailié, 1995, p. 226.

[3] MORIN E., Sociologie, Paris, Seuil, 1994 (1984), p. 65.

[4] PERRAULT SOLIVERES A., Infirmières, le savoir de la nuit, Paris, PUF, 2001, p. 17.

[5] MAUSS M., Sociologie et anthropologie, Paris, PUF, 1989 (1950), p. 275.

[6] SIMMEL G., Sociologie, Étude sur les formes de la socialisation, Paris, PUF, trad. de l’allemand par S. Muller, 1999 (1908), p. 44.

[7] MORIN E., Introduction à la pensée complexe, Paris, Seuil, 2005, p. 121.

[8] MORIN E., Sociologie, Op. Cit., p. 41.

[9] Voir BILLIARD M., DAUVILLIERS Y., Les troubles du sommeil, Issy-les-Moulineaux, Masson, 2012.

[10] Voir PENZINE A., « Le réveil du sommeil », [www.lecourrierderussie.com] 27/11/2009

[11] Voir MEDA D., Le travail, une valeur en voie de disparition, Paris, Champs Flammarion, 1995.

[12] EHRENBERG A., La fatigue d’être soi, dépression et société, Paris, Éd. Odile Jacob, 1998, p. 244.

[13] Voir HENRY M., Auto-donation, entretiens et conférences, Paris, Prétentaine, 2002.

[14] SAINSOLIEU R., L’identité au travail, Paris, Presses de la fondation nationale des sciences politiques, 1977, p. 306.

[15] CHRETIEN J-L., De la fatigue, Paris, Éd. de Minuit, 1996, p. 11.

[16] FREUD S., L’interprétation des rêves, Paris, PUF, traduit de l’allemand par I. Meyerson, 1967, p. 289.

[17] HOBSON J.A., Le Cerveau rêvant, Paris, Gallimard, traduit de l’anglais par Rose Saint James, 1992, p. 33.

[18] LOURAU R., L’Analyse institutionnelle, Paris, Les Éditions de Minuit, 2003, p. 283.

[19] POSTEL N., SOBEL R., « Le concept de “marchandise fictive”, pierre angulaire de l’institutionnalisme de Karl Polanyi ? », in Revue de philosophie économique, vol. 11, 2010, pp. 3-35.

[20] Voir CASTORIADIS C., L’institution imaginaire de la société, Paris, Seuil, 1999 (1975).

[21] LEIBOVICI M., « Révolution et démocratie : Rosa Luxembourg », in Revue française de science politique, 41e année, n°1, 1991, pp. 59-80.

 

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