« On ne naît pas femme on le devient » : Etude sur les mutilations sexuelles féminines

Par Natacha Carbonne

Résumé

Une des principales fonctions des mutilations sexuelles féminines est de créer des femmes : la socialisation féminine et la construction de l’identité de genre sont donc au cœur de cet article. Il s’agit de mettre en évidence comment les processus d’intériorisation de la culture environnante et d’intégration au groupe se mettent en place. Dès lors, la phrase de Simone de Beauvoir « On ne naît pas femme on le devient » prend ici toute son ampleur : la nature ne suffit pas il faut la recréer et lui donner un sens. Ainsi, la culture s’empare du corps des femmes, devenu vecteur de socialisation, pour l’assigner physiquement et symboliquement ; cette emprise culturelle cherche à ôter toute masculinité aux femmes et à pousser au paroxysme les « ingrédients » de la féminité. En effet, la bisexualité et l’androgynie sont des « entre-deux » insupportables et figures de chaos. L’identité passera par la séparation et l’exclusion de l’autre sexe en soi ou ne sera pas.

Mots-clés : mutilations sexuelles féminines, genre, domination masculine, socialisation, nature/culture, marquage corporel, mythe, Afrique.

Cet article a pour but d’appréhender les mutilations sexuelles féminines pratiquées au Mali par les Bambaras, au travers de la construction de l’identité féminine. Ainsi, nous souhaiterions brosser un bilan succinct de nos recherches de thèse.

Notre problématique est la suivante : dans quelle mesure peut-on dire que les mutilations sexuelles féminines sont une socialisation des femmes ? Autrement dit, les mutilations sexuelles féminines permettent-elles de créer une identité féminine ? Et si nous la prenons à la négative : une femme non-excisée est-elle considérée comme une femme ? Ou encore, une femme non-excisée peut-elle s’intégrer à sa communauté et se marier ? Cette problématique est de type causal et explicatif car ce qui nous intéresse c’est bel et bien de mettre en évidence la genèse des mutilations sexuelles féminines. L’éclairage que nous nous sommes efforcés d’apporter est la question de la socialisation des femmes. Nous avons cherché à mettre en lumière un lien entre la construction des identités de genre et l’excision [1] . La féminité est en devenir comme le suggérait Simone de Beauvoir dans le Deuxième sexe : « On ne naît pas femme, on le devient » [2] . Comment le fait de couper un morceau de chair permet-il de donner une identité sexuelle ? Notre hypothèse a été celle-ci : « Les mutilations sexuelles féminines sont une socialisation des femmes ».

Un de nos principaux soucis dans cette recherche a été de déceler les invariants au-delà des particularités culturelles et de mettre en évidence les mythes fondateurs communs, ce qui nous a incité à utiliser le structuralisme [3] de Claude Lévi-Strauss en autre. L’atteinte au corps par exemple n’est pas l’apanage exclusif des sociétés traditionnelles. La question qui se pose est donc la suivante : les mutilations sexuelles féminines peuvent-elles exister sous une autre forme dans une autre culture ? Commençons par un état des lieux afin de bien comprendre de quoi parle-t-on.

État des lieux

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé , il existe quatre types de mutilations sexuelles féminines. Le premier type correspond à l’ablation du prépuce clitoridien accompagnée parfois de l’ablation de tout ou partie du clitoris lui-même, le second type correspond à l’ablation du clitoris et de tout ou partie des petites lèvres, le troisième comprend le second type et la fermeture quasi-complète du sexe de la femme, ce troisième type est plus communément appelé « infibulation », enfin le quatrième type est l’ensemble des autres atteintes au sexe des femmes, comme l’introcision, l’élongation ou encore la perforation. Dans tous les cas, il s’agit de manipuler le sexe des femmes pour le rendre acceptable au regard du corps de référence en vigueur dans un groupe.

Les mutilations sexuelles féminines sûrement d’origine Egyptienne sont présentes dans le monde entier mais surtout en Afrique sub-saharienne, équatoriale et de l’Ouest. Toutes les ethnies ne les pratiquent pas. Au Mali, par exemple, les ethnies du Nord comme les Sonrhaï n’ont point adopté cette pratique.

De façon schématique, les raisons invoquées pour justifier les mutilations sexuelles féminines sont les suivantes : des raisons hygiéniques et esthétiques, des raisons religieuses et enfin des raisons sociologiques.

Les considérations hygiéniques et esthétiques expliquent le côté impur, sale et laid du clitoris considéré comme un petit pénis, le prépuce masculin étant considéré soit dit en passant comme le haut lieu de la féminité.

Les considérations religieuses quant à elles mettent en évidence le fait que les mutilations sexuelles féminines peuvent être légitimées par la religion. En réalité, toutes les religions ont recours à la pratique de l’excision et elle n’est pas, selon les préjugés, l’apanage de l’Islam. L’excision résulte donc davantage de la croyance et de l’appartenance ethnique.

Enfin, les considérations sociologiques mettent en évidence la volonté de contrôler la sexualité féminine et de socialiser les femmes. Voyons maintenant la construction de cette identité féminine.

La construction de l’identité féminine

Selon nos recherches, nous supposons que les mutilations sexuelles féminines s’appuient sur une misogynie ou gynophobie. Cette crainte des femmes serait accompagnée de la domination masculine. Ainsi, l’excision reposerait dans une certaine mesure, sur la peur du corps des femmes et sur la capacité des hommes à contrôler ce corps source d’angoisse. La peur des femmes se lit entre autres dans la dévalorisation de leurs parties génitales. Et cela pour trois principales raisons : le sexe de la femme n’est pas un pénis (pourtant le clitoris devient un rival pour celui-ci), il observe par ailleurs une certaine vacuité, et enfin des liquides maléfiques s’en échappent.

Cette crainte du sexe des femmes s’observe également dans les mythes : prenons l’exemple du vagina dentata [4] développé entre autre par Georges Devereux et Tobie Nathan. Il est un sexe monstrueux pouvant se refermer sur le pénis de l’homme et l’emprisonner, révélant l’agressivité sexuelle de la femme ainsi que l’angoisse de la castration chez l’homme. Ce mythe se retrouve chez les Bena Lulua du Congo où le clitoris est la dernière dent à enlever. Nous voyons bien ici que le mythe influence la pratique des mutilations sexuelles féminines.

Dès lors, le sexe de la femme devient une métonymie à savoir que la partie devient le tout. Le sexe de la femme devient alors la femme. Donc canaliser son sexe c’est canaliser l’être féminin tout entier. Par voie de conséquence, l’infibulation à savoir la mutilation de type 3 devient un cache-sexe. Il est en effet nécessaire de fermer la vacuité, le vagin denté et de retenir les liquides indésirables.

Les mutilations sexuelles féminines reposent également dans une certaine mesure sur la domination masculine. On observe en effet, la traduction de cette domination sur le corps des femmes selon Françoise Héritier. Nous nous sommes donc demandés en reprenant les propos de cette dernière : dans quelle mesure la jalousie des hommes de ne pouvoir procréer entraîne leur domination sur le corps des femmes ? [5]Pourtant, nous sommes en droit de nous interroger sur le rôle des femmes dans leur propre domination ? [6]Sont-elles victimes, complices ou les deux ? Toujours est-il, que ce qui nous intéresse particulièrement c’est le lien entre le phallocratisme et les mutilations sexuelles féminines. Ces dernières sont-elles maintenues pas les femmes ou les hommes ? Nous aurions tendance à répondre les deux. Ce sont les femmes qui tiennent le couteau de l’excision, sur ce point certains auteurs comme Françoise Couchard montrent la vengeance des mères sur leurs filles [7], mais sous quelle injonction ce couteau est-il maintenu ? Celle de l’homme ?

La socialisation s’appuie également sur des « ingrédients du féminin » ou autrement dit des valeurs de la féminité. Elles assurent l’honneur du mari ainsi que de la famille. Ces valeurs orientent la pratique de l’excision. On excise pour rendre la femme pure et belle, pour la garder vierge, pour qu’elle puisse se marier et rester fidèle à son mari, et pour qu’elle devienne mère. Toutes ces valeurs féminines sont en interdépendances.

Tout d’abord, la femme se doit d’être pure et belle en se lavant de son impureté naturelle et originelle. Se débarrasser de son clitoris en est un bon moyen. Ensuite, la virginité ouvre la voie au mariage. Cette fétichisation collective de la virginité prend tout son sens dans l’infibulation que l’on peut comparer à la ceinture de chasteté. En outre, le mariage et la fidélité sont aussi deux autres valeurs féminines. Le mariage est vivement valorisé car il est la fraternité entre deux lignées. L’excision assure ainsi un futur mariage à la jeune excisée et une fidélité sans faille au mari (le clitoris lieu du plaisir n’est plus). Enfin, la dernière valeur féminine dont nous avons traité est la maternité et plus particulièrement la maternité-devoir. Couper le clitoris de la femme, c’est la préparer à son statut de future mère. Nous avons dès lors mis en évidence que la sexualité de la reproduction prenait le pas sur la sexualité du plaisir. Cette obligation de maternité que l’on retrouve dans bons nombres de sociétés nous est apparue comme une certaine instrumentalisation des femmes et de leur ventre. Le clitoris, lieu du plaisir féminin se doit de plier face au vagin, haut lieu de la procréation et de l’homme. Cet enferment dans la maternité engendrerait un déterminisme corporel où les femmes deviendraient des êtres utiles [8], comme le martèle Simone de Beauvoir.

Notre recherche s’appuie également sur la fuite de la nature et du bisexuel. Car c’est sur cet impératif que se placent également la socialisation féminine et donc l’excision. La nature ne suffit pas et se doit d’être dépassée et retravaillée par la culture. Il est nécessaire de créer de l’humanité et pour cela il faut extraire le corps de la nature en le transformant. Nous sommes ici au cœur de la socialisation : cette extirpation prendra la forme d’une intériorisation des valeurs pour une meilleure intégration au groupe. L’arrachement à la nature est d’autant plus vrai pour la femme qui a toujours été placée du côté de la nature de par ses maternités. L’excision est donc cet arrachement à l’ordre naturel afin de faire pénétrer la femme dans l’ordre culturel. Mais fuir la nature n’est pas le seul impératif, il est nécessaire de fuir également la bisexualité afin d’acquérir une identité sexuelle stable. Selon Sigmund Freud mais également pour les Bambaras, l’être humain naîtrait à la fois homme et femme et se doit d’être séparé de l’autre sexe en lui-même. Cette coupure de l’autre sexe en soi serait symbolisé chez les Bambaras (mais pas seulement) par la coupure du clitoris chez les filles et du prépuce chez les garçons. Dans la cosmogonie Bambara, les divinités sont bisexuées et se doivent d’être séparées en identité sexuée unique. Les humains devront prendre exemple sur les dieux afin d’éviter de perturber l’ordre cosmique et social. Dans tous les cas, il nous est apparu que les mutilations sexuelles féminines étaient une mise en application concrète de la séparation des sexes. Mais ce qui reste surprenant, c’est que le sexe ne suffit pas à donner une identité sexuelle. Il faut surligner la nature et lui donner du sens. Ainsi le sexe est bien le fait de la nature et le genre celui de la culture. Il faut socialiser les individus dans le genre conforme à leur sexe. Cette construction de l’identité sexuée se fait selon les modèles féminin et masculin en vigueur dans la société.

Du reste, cette fuite de la nature et du bisexuel s’opère sur les corps des femmes. Ainsi, le corps est véritablement pris comme vecteur de socialisation. Tout groupe fabrique moralement et physiquement ses individus. Nous sommes en mesure de nous demander à qui appartient le corps. Il semblerait que pour les populations qui nous intéressent, il n’y ait point de corps au sens privé du terme. Cette primauté du collectif sur l’individuel engendre également la primauté de l’hétéronomie sur l’autonomie. Quel choix face à l’excision ? Enfin, les mutilations sexuelles féminines s’insèrent dans une tradition. Nous pouvons l’observer dans la référence à l’ancestralité et le besoin de répétition. Il faut en effet inscrire les actions présentes dans la généalogie des ancêtres mais aussi répéter inlassablement les mêmes actions et les mutilations sexuelles féminines en font partie. Si cette chaîne est rompue, le chaos et le déséquilibre menacent le groupe. Mais la tradition c’est aussi l’enseignement et la transmission. L’entaille permet l’entrée du savoir autrement dit l’entrée du secret des femmes.

Les mutilations sexuelles féminines peuvent prendre la forme d’un véritable rite initiatique. Même si aujourd’hui l’aspect du rituel est en baisse, cela ne remet pas en question la socialisation. La violence collective qu’est l’excision permet une organisation sociale où il s’agira de donner, recevoir et rendre pour reprendre les propos de Marcel Mauss. On donne un morceau de son corps, on reçoit un mari et une identité sexuelle et on rend des enfants au groupe. Nous observons ici encore un paradoxe car on perd une partie de soi pour gagner une identité. Toujours est-il que si les mutilations sexuelles féminines sont au cœur d’une organisation sociale, la lutte ne va pas se faire sans difficulté. En effet, elles ne sont pas sans conséquences sur la santé de la femme. Nous sommes encore face à un paradoxe de l’excision : elle est à la fois construction et destruction de la féminité. Si d’un côté on socialise et construit, de l’autre on détruit une partie essentielle de la femme. Dans ce contexte, l’excision apparait comme une violence liée au genre.

Enfin, nous avons observé des résistances au changement. Le plaisir féminin est encore très tabou. Aussi, le problème de l’atteinte à la fonction reproductrice de la femme est davantage exploité que l’atteinte à son intégrité physique et sexuelle.

Conclusion

La socialisation est ce passage de la nature à la culture mais aussi du flou sexuel et l’identité sexuée stable et unique. Ainsi, les sexes au naturel ne suffisent pas à donner une identité sexuelle. La socialisation des femmes s’opère de façon universelle mais sous des formes différentes et les mutilations sexuelles féminines en sont une parmi d’autres. Par voie de conséquence, nous pouvons dans une certaine mesure valider notre hypothèse de départ : les mutilations sexuelles féminines sont une socialisation de la femme car elles ont les ingrédients de la socialisation comme nous l’avons défini. De plus, les mutilations sexuelles féminines sont sous-tendues dans une certaine mesure par la peur du corps des femmes et la mainmise masculine sur celui-ci et enfin, elle serait maintenue par la tradition. Quelle construction pour l’identité masculine ?

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[1] Pour information, nous utiliserons dans cet article aussi bien les termes de « mutilations sexuelles féminines » que d’« excision ».

[2] Simone de Beauvoir, Le Deuxième sexe, Paris, Gallimard, Coll. « Idées », 1986 (1re édition : 1949).

[3] Claude Lévi-Strauss, Anthropologie structurale, Paris, Plon, 1973.

[4] Georges Devereux, Baubô la vulve mythique, Paris, Éditions Jean-Cyrille Godefroy, 1983.

[5] Françoise Héritier, Masculin/féminin I. La pensée de la différence, Paris, Odile Jacob, 1996.

[6] Mary John Mananzan, « La Socialisation féminine. Les femmes, victimes et complices », in Concilium Revue internationale de théologie, n° 252 : La violence envers les femmes, Paris, Beauchesne, avril 1994, pp. 73-82.

[7] Françoise Couchard, Emprises et violences maternelles. Étude d’anthropologie psychanalytique, Paris, Dunod, 1991.

[8] Simone de Beauvoir, Le Deuxième sexe, Paris, Gallimard, Coll. « Idées », 1986 (1re édition : 1949).

 

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