Motaa, ou le mariage temporaire dans la culture iranienne

Mme Chahnaz Parvaneh

Jadis, en Iran, la plupart des familles de la couche supérieure [1], lorsque leur fils atteignait l’âge de la puberté ou, selon Chardin, « l’aiguillon charnel », pour lui soulager ses passions amoureuses, lui trouvait une épouse provisoire. En général, on confiait cette affaire aux entremetteuses.

Il existe une hiérarchie dans le choix des épouses. Presque toujours les épouses provisoires viennent d’un rang inférieur.

Quelques temps après le mariage, le jeune homme devenait père d’un enfant, et quelques années plus tard venait pour lui le temps d’un mariage véritable (aghdi) avec une fille de son rang. On annulait le mariage provisoire et la fille était renvoyée avec une petite somme d’argent, ou alors elle s’installait dans un autre logis, et la paix de la famille n’en était nullement troublée, parce que la femme aghdi était toujours dame et maîtresse de maison.

D’autre part, les gens de condition se marient d’ordinaire dans les familles de leur qualité et, selon Chardin, « si leur concupiscence ne peut se contenter de l’épouse qu’ils ont prise, ils prennent alors des femmes à louage. Mais les gens de qualité n’en prennent pas, parce qu’ils ne veulent pas le reste d’un autre. Ce sont les gens de moyen état qui prennent des femmes à louage et les petites gens en prennent rarement parce qu’ils n’ont pas de moyen de payer le louage ». Les paysans du nord de l’Iran, eux aussi, se marient temporairement, avec autant de femmes qu’ils le jugent nécessaire pour conduire à bonne fin leurs travaux de récolte du riz, du tabac, des olives ou autres fruits pendant l’été. L’hiver venu, le contrat expiré, ils les abandonnent. Pour tous ces travaux, l’agriculteur avait besoin de main d’œuvre saisonnière et, pour être leur mahram, il se mariait avec elles. Par ailleurs, selon l’observation de Jane Dieulafoy, « les femmes des tribus du Fârs [2] n’admettent pas le mariage temporaire et n’usent guère de la facilité de divorcer, ou plutôt de changer de mari : leur morale toute primitive est pure ».

Chardin explique à sa façon les différents mariages en Iran : « Les Persans prennent des femmes en trois façons, ou en les achetant, ou en les louant, ou en les épousant. » Les femmes qu’on « achetait », c’étaient les esclaves [3], qui s’appelaient kaniz. En Islam, affranchir des esclaves, c’est être pardonné de certains péchés.

A propos du mariage d’un homme avec une esclave, il est écrit dans le Coran : « Quiconque, parmi vous, ne peut, par ses moyens, épouser des muhsana [4] croyantes, [qu’il prenne femme] parmi celles de vos esclaves croyantes, que vous détenez. – Allah connaît votre foi. – Vous participez d’une même communauté. Epousez-les donc avec la permission de leurs détenteurs ! Donnez-leur leurs douaires (ʼajr) selon la manière reconnue [convenable], comme [à] des muhsana et non comme à des fornicatrices, ni à des [femmes] prenant des amants…

Ce mariage avec des esclaves est en faveur de ceux qui, parmi vous, redoutent la débauche [5] . »

Le contrat de mariage s’appelle le aghd, aussi bien pour le mariage permanent que pour le mariage temporaire. Les femmes qu’on « loue » s’appellent motaa, et en langage populaire s’appellent sighehi, et celles qu’on « épouse » pour une durée indéfinie s’appelle aghdi.

Motaa est un mot arabe qui veut dire jouissance. Au moment du mariage à durée indéfinie ou à durée définie, une phrase qui s’appelle le motaa, et en langage populaire sigheh, est prononcée dans les deux cas. Selon Carla Serena, la durée du mariage temporaire peut être d’une heure à quatre-vingt-dix-neuf ans. En fait, en Islam, il n’existe pas de limites minimum et maximum à la durée du mariage temporaire. Elle est définie librement au moment du contrat. Selon la religion, les deux intéressés pourraient faire eux-mêmes le contrat, mais puisqu’ils ne savent pas, ou bien pour le sacraliser, ils demandent à un religieux de le faire. En principe, en Islam, c’est à la femme de prononcer la phrase du aghd et à l’homme de dire « oui » (ghaboltah) .

Dans le mariage permanent (aghdi), la femme doit accepter l’homme en tant que chef de famille, et elle lui doit obéissance dans le cadre des intérêts de la famille. Par contre, dans le mariage temporaire, cela dépend du contrat qu’ils établissent entre eux. Dans le mariage permanent, l’homme est automatiquement responsable des dépenses quotidiennes de la femme, tandis que dans le mariage temporaire (sighehi), cela dépend également du contrat établi entre les époux : il est possible que l’homme ne veuille pas ou ne puisse pas supporter les dépenses de la femme, ou que la femme elle-même ne veuille pas bénéficier de l’argent de l’homme.

Dans le mariage aghdi, chacun des deux bénéficie de l’héritage de l’autre, tandis que cela n’existe pas dans le mariage temporaire.

La principale différence entre mariage permanent et mariage temporaire est que dans le premier, les règles principales sont prévues dans la loi islamique (hadith), tandis que dans le mariage temporaire certaines règles sont établies entre les deux parties pendant le contrat de mariage. Dans le mariage permanent, aucun des deux époux n’a le droit de s’abstraire de procréer sans l’accord de son partenaire, tandis que dans le mariage temporaire, cet accord n’est pas nécessaire. De fait, c’est une liberté accordée au couple, et l’enfant conçu d’un tel mariage est de droit attribué au père, et en ce qui concerne l’héritage du père, il a les mêmes droits que les enfants issus du mariage permanent. Nous voyons ici que, même dans le mariage temporaire, la domination masculine est présente comme dans le mariage permanent. Dans une société patriarcale, le droit paternel, selon Engels, « est caractérisé par la ligne de filiation masculine et le droit d’héritage paternel ; il s’accompagne du pouvoir exclusif de l’homme et de l’asservissement de la femme ». Les femmes qui pratiquent le mariage temporaire ne sont point méprisées, et il n’existe en Perse ni bâtard, ni enfants trouvés.

La dot (mahr) existe dans les deux types de mariage, aghdi et sighehi, mais avec une différence importante : si elle n’est pas mentionnée dans le contrat de mariage temporaire, le contrat est automatiquement annulé, tandis que dans le cas du mariage aghdi le contrat n’est pas annulé ; dans ce cas, si, plus tard la femme réclame sa dot, on mentionne un mahrolmessl, c’est-à-dire plus ou moins l’équivalent des dots des femmes de situation similaire dans la famille de la mariée. C’est ainsi que le mariage temporaire est décrit dans le figh chiite et dans la loi civile.

A sa naissance, en Arabie, l’Islam ne pouvait pas totalement révolutionner la pratique sociale dans la famille patriarcale large. Les femmes étant acquises par de multiples moyens, soit par dot, soit par razzia, soit par les guerres, elles devenaient facilement la possession des hommes, le tout étant de réglementer les unions, et de fixer les règles d’une descendance légitime.

L’adéquation est ainsi faite, la législation appliquée ne restreint pas pour autant le plaisir de l’homme, qui continue à vivre soit en polygame, soit en monogame, mais toujours avec la possibilité d’avoir en possession de nombreuses femmes. Cette pratique fut interdite sous l’autorité du deuxième calife sunnite Omar [6], raison pour laquelle les Sunnites répudièrent une coutume si chère aux Chiites.

Au XVIIe siècle, Chardin écrit : « Les Persans disent que les femmes prostituées sont en état de péché. Les gens scrupuleux prennent une courtisane pour femme à louage, par un bail d’une heure, d’une nuit, d’un jour, d’une semaine ou pour… et avec cette précaution, ils prétendent jouir d’une femme publique, en bonne conscience, croyant qu’un tel mariage est bon et licite autant qu’un autre. Ils appellent cela sigheh khândane [7]. » Il nous semble que le voyageur européen considère les femmes qui contractent un mariage temporaire comme des courtisanes. La prostitution et le mariage temporaire appartiennent à deux catégories différentes : la prostitution n’est pas légitime, tandis que le mariage temporaire est légitimé par un contrat. La prostituée ne se marie pas, elle pratique une profession. Par ailleurs, Raphaël du Mans écrit : « Dans le mariage temporaire, la femme est obligée de se conserver quarante jours après la séparation, sans se donner à aucun, pour voir si elle ne serait point grosse de celui-ci ». Cette période s’appelle « les jours de purification ». En réalité, elle s’appelle eddeh négahdâchtane, c’est-à-dire « tenir le compte » (sous-entendu « du nombre de menstruations écoulés depuis le divorce »). Dans le cas du mariage temporaire, il faut que deux menstruations se soient écoulées, soit environ quarante-cinq jours, tandis que pour le mariage permanent, cette période doit correspondre à trois menstruations . Nous disons que la prostituée doit avoir sa clientèle, elle gagne sa vie par cette profession et ne peut pas attendre un mois et demi entre deux clients. L’Islam interdit la prostitution. Si un homme prononce le contrat de mariage et s’unit avec une prostituée, la prostituée reste toujours une prostituée. Par contre, une sighehi, du point de vue la déontologie, ne peut pas être une prostituée.

En ce qui concerne la prostitution dans l’antiquité, selon les études de Bachofen repris par Klossowski, la fonction sexuelle était inséparable de la piété religieuse dans les sociétés disparues. Le passage décisif des sociétés matriarcales au patriarcat se prononce par le triomphe des divinités uraniennes sur les divinités telluriennes et infernales. La déesse se célèbre par la prostitution rituelle des femmes. C’est là en effet le trait fondamental du culte de la déesse, qu’elle exige la prostitution des vierges dans ses sanctuaires et le « sacrifice de la chasteté » des matrones. Klossowski dit à ce propos : « Toutes les civilisations auraient suivi un développement analogue. Nous pensons que la prostitution sacrée reste toujours valable sur le plan fondamental de l’inconscient collectif. »

Les historiens font l’analogie entre la Grande Déesse iranienne et la Grande Déesse assyro-babylonienne. Ishtar, déesse de l’amour, ne cherchait aucun lien entre l’amour et le mariage. Dans une version sumérienne, elle était déesse de la pluie. Elle était la déesse de la fertilité, déesse de la guerre. La Grande Déesse iranienne Ardvi Sûrâ Ânâhitâ veut dire : Ardvi : la fertilité ; Sûrâ : la puissante ; Ânâhitâ, de Ânâhit, c’est-à-dire malpropre, sale, profane, le â final marquant la négation. Donc Ânâhitâ veut dire propre, nette, chaste, immaculée, sans défaut. Elle est appelée « la sainte qui multiplie les troupeaux… les biens… la richesse… la terre… qui purifie la semence de tous les hommes… la matrice de toutes les femmes… qui leur donne le lait dont elles ont besoin » etc. (Yasna [8] 65). Elle est la patronne des eaux.

Ahurâ-Mazdâ [9], en s’adressant à Ânâhitâ, parle ainsi : « Les hommes doivent te supplier pour avoir des filles prêtes à se marier, studieuses, pour être épouses et maîtresses de maison. Nous voyons ici qu’Ishtar avait certaine ressemblance avec Ânâhitâ, mais toutes leurs forces ne sont pas comparables. Si Ishtar est la protectrice des prostituées, Ânâhitâ est la protectrice des femmes chastes, pour qu’elles mettent beaucoup d’enfants au monde. Elle met beaucoup de lait pur dans les seins des femmes pour allaiter leurs enfants.

Pour conclure, nous pouvons dire qu’existe chez Ânâhitâ la sainteté sans débauche et que dans ses temples, les femmes ne pratiquaient pas de « prostitution sacrée ». Nous pouvons dire que le mariage temporaire que les Chiites pratiquent depuis l’arrivée de l’Islam en Iran n’est pas en relation avec la prostitution des vierges dans les sanctuaires d’Ishtar et le « sacrifice de la chasteté ». D’ailleurs, dans les mœurs, en Iran, les vierges ne pratiquent pas le mariage temporaire.

Le mariage temporaire a été établi pour éviter la plaie de la prostitution. Au XVIIe siècle, Olearius explique le mariage temporaire à sa façon : « Ceux qui sont obligés de séjourner hors du lieu de leur demeure, et qui néanmoins ne se peuvent pas résoudre d’aller loger dans des lieux publics prennent des femmes pour un certain temps, en leur payant une certaine somme, ou par mois, ou pour tout le temps qu’ils ont à demeurer ensemble, et pour rompre il n’est pas besoin de lettre de divorce, et au XXe siècle Henry-René d’Allemagne écrit : « Les maîtres des femmes provisoires sont les voyageurs, les pèlerins, ceux qui craignent la monotonie d’une union prolongée, ceux dont les femmes sont malades ou encore ceux fiancés à des jeunes filles non encore nubiles et qui, pour cette raison, doivent attendre plusieurs années avant de pouvoir se marier. »

Quelques voyageurs, comme Curzon, ont écrit que c’est en suivant l’enseignement du Coran que les musulmans pratiquent le mariage temporaire . Nous pouvons nous référer au Coran pour affirmer qu’il ne le recommande pas. Le Coran ne parle pas avec précision du mot « mariage temporaire ». Le verset 24 de la sourate « Les femmes » dit : « Celles des femmes dont vous avez tiré jouissance, donnez-leur leurs douaires comme imposition [10]. » Certains commentateurs du Coran disent que la signification du mot motta, qui veut dire « jouissance », veut dire, dans ce verset, « mariage temporaire ».

Si, aux siècles précédents, les parents trouvaient une épouse provisoire pour leur fils adolescent, de nos jours, parfois, des jeunes appartenant à des familles pratiquantes, pour pouvoir se connaître avant le mariage, prononcent eux-mêmes le contrat de mariage temporaire (sigheh) pour être mahram l’un de l’autre sans avoir de rapports intimes. Par contre, il existe des jeunes qui ont des rapports intimes et qui veulent sortir ensemble dans la rue. Ils passent chez un notaire pour lui demander de leur fournir un contrat qu’en cas d’arrestation, ils montrent à la police des mœurs.

Ancien Président de la République Islamique, l’Hodjatoleslâm [11] Hâchémi Rafsandjâni, après la guerre Iran-Irak, a encouragé le mariage temporaire pour les veuves des martyrs de la guerre. Depuis, les religieux défendent le principe du mariage temporaire. Dans une interview, un certain religieux dit : « Le mariage est un don de Dieu, mais le mariage temporaire peut être le garant de l’hygiène de la société [12] », et un autre religieux dit : « Le mariage temporaire empêche la prostitution [13]. »

Bien entendu, le mariage temporaire existe en Iran depuis des siècles. Il n’a pas été méprisé parce qu’il n’a pas le statut de la prostitution, mais il n’a pas été bien considéré non plus. Aujourd’hui, c’est plutôt un homme qui veut avoir une liaison extraconjugale qui prend une sigheh, malgré l’interdiction par la loi s’il est déjà marié. La deuxième noce doit avoir le consentement de la première femme.

Si aujourd’hui les dirigeants iraniens défendent le mariage temporaire et prétendent que la religion peut s’adapter aux mœurs contemporaines, c’est parce qu’ils veulent fournir une réponse islamique au problème social posé aux jeunes par la prolongation des études, la mixité des lieux comme université et travail, et l’impossibilité d’assumer le poids économique et social d’un mariage. A cause des pressions que le pouvoir islamique exerce sur les jeunes, les rapports entre les garçons et les filles sont devenues limités. Michel Maffesoli explique que « la racine de cette attitude se trouve dans ce « pathos de l’impératif catégorique » qui rejette le goût du bonheur ». C’est seulement maintenant qu’ils comprennent qu’on ne peut pas réprimer les besoins naturels des jeunes. Chez les jeunes Iraniens, comme dans l’ensemble de la société, le mariage temporaire n’est pas bien considéré. Cette mise en scène ne donne pas de possibilité d’échange réel entre les jeunes. Faisant une analogie entre l’Etat islamique et l’Etat moderne, nous citerons Patrick Tacussel, sociologue, qui écrit : « Face à la morale enseignée, on découvre l’existence d’une « contre-morale », plus ou moins déclarée, qui entérine dans la pratique les comportements réels », et se réfère à Charles Fourier : « Il est donc certain que la civilisation est collectivement ennemie de ses lois et des mœurs qu’elle exige, et qu’elle est en révolte secrète contre elle-même ».

Aujourd’hui, les valeurs islamiques en matière de relations entre les jeunes sont saturées, ils ne veulent pas pratiquer le mariage temporaire.

Ils ont une vie plus intense mais souterraine qui reste tributaire des modèles culturels de l’Occident .

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CURZON George N., Persia and the Persian question [La Perse et la question persane], Londres, Longman , 1892.

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DROUVILLE Gaspard, Voyage en Perse, 1812-1813, Paris, Librairie nationale et étrangère, 1825.

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FOURIER Charles, La fausse industrie, in Œuvres, t.IX. KLOSSOWSKI Pierre, Des Dames Romaines, Montpellier, Fata Morgana, 1986.

MAFFESOLI Michel, Le mystère de la conjonction, Fontfroide-le-Haut, Fata Morgana, 1997.

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MOTAHARI Mortézâ, Nézâm-é hoghough-é-zan dar Eslâm [Les fondements des droits de la femme en Islam], Téhéran, Sadrâ, 1382/2003.

OLEARIUS Adam, Relation du voyage d’Adam Olearius en Moscovie, Tartarie et Perse, traduit de l’allemand par A. de Wicquefort,Paris, J. Dupuis, 1666.

PHILIBERT Myriam, Dictionnaire des mythologies, Paris, Maxi-poche, 2003.

POLAK Yakob Eduard, Persien, das Land und seine Bewohner, traduit de l’allemand en persan par Keykâvous Djahândâri sous le titre Irân va Irâniân [L’Iran et les Iraniens], Téhéran, Khârazmi, 1368/1989.

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SHEIL Mary Leonora, Glimpses of Life and Manners in Persia [Aperçus sur la vie et les usages en Perse], Londres, John Murray, 1856.

TACUSSEL Patrick, L’imaginaire radical, Les mondes possibles et l’esprit utopique selon Charles Fourier, Dijon, La Presse du Réel, 2007.

VALI Vahâb, Ânâhitâ, Hayât-é-edjtémâï-é-zane dar târikh-é-Iran [Ânâhitâ, La vie sociale de la femme dans l’histoire de l’Iran], daftar-é avval : ghabl as éslâm [Première partie : avant l’Islam], Téhéran, Sépéhr, 1369/1981.

Mme Chahnaz PARVANEH, Docteur en Sociologie, CEAQ, Université Paris Descartes

[1] Couche supérieure : Jusqu’au siècle précédent, ceux qui avaient le pouvoir avaient aussi l’argent et l’instruction.

[2] Fârs : province située dans le sud de l’Iran.

[3] Esclaves : le principe de l’égalité de tous les croyants fut posé par le Prophète et réglé par le Coran qui condamna l’esclavage.

[4] Muhsana : femmes libre, non-esclaves et non honnêtes. En Islam, l’honnêteté de la femme passe avant tout. Une femme esclave honnête est préférable à une femme libre et non honnête.

[5] Le Coran, sourate IV, « Les Femmes », versets 20/25-30/25.

[6] Omar : calife de 634 à 644.

[7] sigheh khândane : prononciation du contrat de mariage.

[8] Yasna : collections des textes de l’Avesta.

[9] Ahurâ-Mazdâ : Selon l’Avesta, livre sacré des Zoroastriens, il est l’Esprit suprême qui donna naissance à deux principes opposés : Maïnyu (l’Esprit Saint ou le bon choix) et Ahurâ-Maïnyu (le mauvais choix). Si Ahurâ-Mazdâ transcende les éléments de la création physique, il n’en demeure pas moins le pôle de la lumière essentielle.

[10] Le Coran, trad. de l’arabe par Régis Blachère, Paris, Librairie Orientale et Américaine G. P. Maisonneuve, Paris, 1957, sourate IV, « Les femmes », verset 28/24.

[11] Hodjatoleslâm : titre de religieux dans la hiérarchie chiite.

[12] IRAN, archives du quotidien Irân, 6-6-1379/28-8-2000, traduit par nos soins.

[13] IRAN, archives du quotidien Irân, 17-5-1379/8-8-2000, traduit par nos soins.

 

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