Les Formes sociales et symboliques d’une parentalité singulière

Catherine Henry Landemaine

Alors qu’il n’existe aucune statistique officielle, l’UNAPEI (L’Union Nationale des Amis et Parents d’Enfants Inadaptés) fournit l’estimation suivante : chaque année, 13 000 enfants naissent de parents déficients intellectuels en France [1]. Or, le droit à la parentalité pour les personnes déficientes intellectuelles pose d’emblée le problème du devenir intellectuel, scolaire et comportemental des enfants nés de parents déficients intellectuels. Peut-on être parent avec une déficience intellectuelle ? De qui et de quoi parlons-nous ? A quelles conditions cette parentalité est-elle possible ? Comment la penser ?

Cet article présente les résultats d’une recherche visant à mettre à nu les conditions de possibilité de la parentalité des personnes déficientes intellectuelles [2]. Cette parentalité singulière existe dans sa réalité objective mais elle n’est pas visible dans sa réalité singulière. Dans la conscience collective, les parents déficients intellectuels n’existent pas. Les statistiques officielles sont également muettes, seuls les représentants associatifs des personnes handicapées mentales revendiquent et interpellent les pouvoirs politiques sur cette parentalité. Il était donc nécessaire de saisir cette parentalité singulière, non seulement par les institutions et les actions qui lui sont spécifiques, mais aussi par toutes ses composantes et notamment, peut-être, par les plus mésestimées : symbolique, rituelle et imaginaire. Cette parentalité singulière requiert une mise en œuvre totale, tant sociale qu’imaginaire. Que l’on refuse que les personnes déficientes intellectuelles deviennent parents ou qu’on leur dispute ce droit, montre bien que le lien imaginaire entre handicap mental et parentalité est possible, pensable.

La construction sociale et symbolique d’une parentalité singulière

Déficience intellectuelle et handicap

La déficience intellectuelle correspond à une carence de la fonction cognitive, plus ou moins mesurable par le quotient intellectuel [3] et dans laquelle apparaissent au premier plan les incapacités cognitives et d’autonomie. Or, la déficience intellectuelle est légitimée par celle de handicap mental, véritable production sociale objectivée entretenant la croyance d’une réalité sociale uniforme mais qui dissimule des situations individuelles et collectives multiples, sachant « qu’aucune pensée humaine n’est imperméable à l’influence idéologisante de son contexte social » [4] . En effet, bien qu’il existe peu de points communs entre une personne déficiente mentale sévère, dont le trouble peut être d’origine organique, et une personne déficiente légère dont l’étiologie est souvent inconnue et corrélée à des problèmes sociaux graves, elles sont toutes deux désignées sous le vocable « handicapé mental », vocable fourre-tout, amalgameur et stigmatisant en ce sens qu’il peut sceller la personne dans un statut définitif. Aujourd’hui, la déficience intellectuelle, en tant que catégorie, correspond plus à celle de débilité légère et présente une ampleur déconcertante [5].

D’une sexualité régulée et contrôlée à une parentalité accompagnée

La sexualité des personnes déficientes intellectuelles peut se consigner dans ce que Michel Foucault nomme la « socialisation des conduites procréatrices » [6]. En règle générale, les institutions combattent les relations hétérosexuelles, avec leur potentiel de procréation. « Dans le cas du handicap physique, alors qu’il existe une attitude sociale positive pouvant aller jusqu’à un acharnement à vouloir les faire procréer (…), à l’opposé, pour les handicapés mentaux, affirme M. Giami, l’attitude vise à éviter qu’ils ne procréent ». [7] Irrévocable et constituant la forme la plus aboutie d’un contrôle externe sur la fécondité et la sexualité des personnes handicapées mentales, la stérilisation représente une solution rationnelle de type « vétérinaire » qui offre une réponse radicale et définitive à un problème complexe, dont est évacuée la dimension éthique. « La question de la stérilisation constitue le mode de réponse qui permet de faire l’économie de la parole ». [8] Les quelques travaux et témoignages sur la stérilisation forcée des personnes handicapées mentales montrent que celle-ci provoque une désocialisation et une grande solitude chez ces femmes. Outre le fait de constituer une atteinte à l’intégrité physique de la personne, elle peut induire une altération de l’image de soi en annulant la transcendance du désir d’autrui dans son propre corps. En aval, « la problématique de la parentalité procède à une certaine modélisation du réel, tandis que les démarches de soutien à la fonction parentale en mesurent les écarts et s’emploient à les réduire » [9]. La parentalité des personnes déficientes intellectuelles est d’emblée suspectée devoir être soutenue, c’est-à-dire catégorisée, désignée, nommée comme « partielle », « défaillante », « dysfonctionnante », etc. quand elle n’a pas été confisquée ou niée avant même son avènement, à la condition nécessaire de « l’enfant en danger ». Cette parentalité, pour le moins accompagnée, positionne les accompagnés et les accompagnants sous tutelle directe des structures décentralisées (Conseil Général, Aide sociale à l’enfance) ou d’associations de droit privé financées sur fonds publics et inscrites dans les politiques sociales (les services d’accompagnement). Créés à la fin des années quatre-vingt, ces services d’accompagnement s’adressent à des adultes déficients intellectuels ayant les capacités nécessaires pour vivre en situation d’autonomie. La souffrance est ce qui justifie sur le plan éthique l’intervention de nombreux acteurs sociaux dans la sphère privée des familles. Si les parents refusent l’aide proposée à titre préventif, des mesures de protection de l’enfant peuvent être demandées au procureur de la République.

Le poids de la désignation

Cette parentalité singulière, envisagée comme une construction sociale multidimensionnelle au croisement de dimensions objective et subjective et de perspectives diachronique et synchronique, résultat d’une évolution institutionnelle et idéologique dans les champ du handicap et de la famille, permet de situer les représentations collectives comme « forces agissantes ». [10] La notion de représentation sociale correspond à « une manière d’interpréter et de penser notre réalité quotidienne, une forme de connaissance sociale » [11] . Le handicap mental ne se voit pas, il se perçoit, il se devine, il inquiète. La représentation sociale du handicap mental étant incommode, les individus puisent dans leurs modèles les plus familiers : « le handicapé mental est assimilé à l’enfant » et nous réutilisons à son endroit les représentations de l’enfant qui nous paraissent adaptables à ce nouvel objet méconnu. C’est le processus d’ancrage [12] . Jean-Sébastien Morvan a réalisé une recherche sur les images de la déficience mentale auprès de futurs éducateurs spécialisés, assistants de service social et instituteurs spécialisés en formation : les images premières sont celles du mongolisme, de la maladie mentale, des troubles du caractère. « Le déficient est représenté enfant, plus que jamais « forteresse vide », mais surtout inatteignable, recelant comme une énigme. » [13] De plus, « globalement, on peut dire que les éducateurs construisent une représentation de la sexualité des handicapés qui s’apparente à la sexualité des adolescents ». [14] Ange ou bête, selon la métaphore d’Alain Giami, la personne déficiente intellectuelle est considérée soit comme un ange, tout à fait asexué, soit comme un animal sauvage, livré à ses instincts et constituant un danger potentiel. La représentation angélique entraîne un comportement de déni, derrière lequel se cache la peur de la fécondité.

Du handicap à la déficience intellectuelle, de la sexualité à la parentalité, des représentations de l’enfant à protéger et celle du monstre à éliminer (Ange ou bête), la construction sociale et symbolique du handicap mental semble produire le déni cette parentalité singulière, c’est à dire qu’elle en fait un non-lieu, qu’elle la rend invisible alors qu’elle existe. Mais ce déni social, dans son objectivité, autorise à regarder la personne déficiente intellectuelle en situation de parentalité dans sa subjectivité irréductible, inscrite dans sa tentative de reconstruction identitaire. En effet, comment les parents, marqués par leurs trajectoires de vie en institutions, ont-ils réussi à dépasser leurs stigmates et surtout l’interdit de la procréation ?

L’imaginaire signifiant dans la relation

« Il faut nous placer délibérément dans ce que nous appellerons le trajet anthropologique, c’est à dire l’incessant échange qui existe au niveau de l’imaginaire entre les pulsions subjectives et assimilatrices et les intimations objectives émanant du milieu cosmique et social (…). Finalement l’imaginaire n’est rien d’autre que ce trajet dans lequel la représentation de l’objet se laisse assimiler et modeler par les impératifs pulsionnels du sujet, et dans lequel réciproquement comme l’a magistralement montré Piaget, les représentations subjectives s’expliquent par les accommodations antérieures du sujet au milieu objectif » [15] . L’approche par l’imaginaire a été privilégiée comme médium possible pour penser cette parentalité. Le paradigme de l’interactionnisme symbolique, dont Erving Goffman s’est inspiré, permet de souligner l’importance de la nature symbolique de la vie sociale et d’envisager la parentalité des personnes déficientes intellectuelles comme une réalité construite par des parents en interaction avec leur environnement. La priorité a été donnée aux points de vue des acteurs, c’est à dire aux discours des parents et travailleurs sociaux et aux représentations qui les structurent, par l’observation, la description et la réalisation d’interviews.

Cette parentalité peut-elle imposer sa propre représentation d’elle-même ? L’imaginaire, issu d’un va-et-vient incessant entre objectivité et subjectivité – entre la vie réelle des parents déficients intellectuels et les représentations de cette vie réelle –, captif dans les interactions entre les personnes déficientes intellectuelles et les accompagnants, peut-il être révélateur, de par sa forme et son contenu, d’une nouvelle subjectivité parentale ?

L’expérience d’une parentalité singulière

Une parentalité déviante

La construction sociale et symbolique de cette parentalité singulière constitue la condition de la possibilité de diffusion des représentations sociales négatives sur cette même parentalité. Dans l’interaction, les parents et professionnels s’y réfèrent car ce sont elles qui guident l’action qui a justifié l’interaction. Le substrat biologique de cette parentalité singulière, la déficience intellectuelle, constitue à la fois le masque social et symbolique du déni de cette parentalité mais aussi les conditions de son existence réelle. Les représentations sociales des parents et professionnels sont construites à partir des interactions qui constituent la structure d’une réalité sociale vécue : cette parentalité singulière. Or, en même temps que les représentations sont créées à partir de cette réalité sociale, elles conditionnent cette même réalité. Les parents déficients intellectuels, en transgressant la norme, ravivent les représentations sociales du handicap mental, trop puissantes pour être écartées. Ces représentations réanimées soumettent les parents aux pressions sociales d’une parentalité sous injonction d’un accompagnement. Réduite à la déficience intellectuelle et à sa déviance, puisqu’elle n’existe que par les interventions sociales dont elle fait l’objet, cette parentalité n’offre pas, a priori, la visibilité des émotions qui circulent, occultées par l’éducation parentale du « faire », de l’agir. En effet, cette parentalité fait l’objet de processus de désignation car elle est alimentée à la fois par le modèle endogène de la déficience intellectuelle et également par les représentations sociales du handicap mental et de l’enfant en danger. Alors que ces deux modèles, l’un subjectif, l’autre objectif, sont construits dans leur dissociation, la parentalité de ces personnes les réunit. Dès lors, les interactions entre parents et travailleurs sociaux vont être figées dans des formes pétrifiées que sont les stéréotypes, marqués par les traits de caractère dominants du parent déficient intellectuel que sont son incapacité et son irresponsabilité. On peut alors affirmer, avec Durkheim, que ces représentations agissent comme des faits sociaux qui s’imposent aux acteurs de l’interaction. Ces faits sociaux guident l’action, et les rites de protection [16], mis en œuvre dans le quotidien des parents déficients intellectuels, tentent alors une négociation ultime avec l’altérité. Pendant ces rites de protection, les corps et les regards sont sollicités car ils servent à communiquer et assigner les places dans l’échange. Le corps peut alors constituer un analyseur de la violence douce [17] des rites de protection car ceux-ci autorisent le toucher d’autres corps. Les rites de protection s’intéressent aux corps des personnes déficientes intellectuelles car les parents qui reçoivent les bonnes pratiques issues de ces rites sont perçus comme irresponsables de leurs actes. Le corps reproduit à une petite échelle les pouvoirs et les dangers qu’on attribue à la structure sociale. [18] Dans l’interaction, le travail social ne fait que reproduire et renforcer, à son insu, les mécanismes d’un déni social et symbolique de cette parentalité. Et la faible représentativité objective du nombre de ces parents déficients intellectuels ne suffit pas pour bouleverser les représentations sociales dominantes. A un niveau plus lointain, plus abstrait, le discours du travail social renvoie à des représentations et des mythes traditionnels féminins, de la maternité et de l’enfance en danger. Ainsi les mères déficientes intellectuelles sont « sur-représentées », ce qui renforce leur altérité dans l’interaction. Plus qu’ailleurs, c’est-à-dire au sein des interactions entre parents déficients intellectuels et travailleurs sociaux, le mythe familial et le mythe de la bonne mère sont puissamment réactivés. Le mythe, en tant qu’idéologie, tel que le définit Alex Mucchielli, est produit par les instances qui détiennent le pouvoir de parler au nom de l’ensemble de la collectivité [19]. Or, dans l’interaction, la généralité que produit le mythe est contredite par les modèles endogènes de la déficience intellectuelle et de l’incapacité. Le mythe produit donc une fausse objectivité, rassurante et légitime qui donne sens aux actions des uns et des autres au sein des interactions. C’est l’ensemble de ces processus représentationnels, rituels, mythiques, qui permettent, à l’insu de l’engagement sincère des travailleurs sociaux, de définir cette parentalité singulière comme déviante. Le déviant est celui auquel l’étiquette de déviant a été appliquée avec succès et le comportement déviant est celui auquel la collectivité attache cette étiquette. [20]

Une identité requalifiée

Les parents déficients intellectuels se retrouvent alors face à une difficulté : comment donner la preuve d’un savoir-faire parental et en même temps porter leur désignation de déficient intellectuel ? Il n’existe, en effet, aucune représentation positive de la réussite de cette parentalité singulière. Par conséquent, ces parents déficients intellectuels, pour exister, dépendent des travailleurs sociaux pour leur statut et leur légitimité sociale, et cette dépendance fait obstacle à la construction des représentations de cette parentalité singulière.

De quelle manière les parents parviennent-ils à dépasser leur désignation d’handicapés mentaux dans leur parentalité ? L’analyse de leurs discours révèlent l’expression de leur amour, corrélée à la force de la croyance dans le mythe de l’amour [21] tel que l’a développé Edgar Morin. Leur amour n’a pas obéi à l’ordre social ; a contrario, il a provoqué un désordre social et imaginaire d’autant plus grand que l’impriting [22] du déni de cette parentalité est dominant. C’est bien leur « vif du sujet » [23] , leur amour, qui a autorisé une transgression de l’interdit de procréation et la réalisation de leur parentalité. C’est en tant que réalité primordiale que l’amour cimente cette parentalité et met en doute les certitudes d’une défaillance prédéterminée. Au-delà, les discours des parents révèlent des indices d’une identité « requalifiée » et qui met à jour des processus à l’œuvre que nous pouvons nommer « parentalité héroïque ». Cette parentalité peut être pensée comme héroïque car elle impose des processus de retournement des représentations qui lui ont permis de dépasser le tabou de l’interdit de la procréation. Ces processus supposent que l’on change de posture : l’autre n’est plus le parent déficient intellectuel mais le travailleur social dont l’implication permettra de restaurer l’identité malmenée de la personne déficiente intellectuelle, car les travailleurs sociaux disent que l’arrivée de l’enfant agit comme une révélation de la personne, du sujet, enfoui sous le joug du stigmate du handicap mental. C’est à ce moment que le parent déficient intellectuel est susceptible de se « nourrir », au sein de l’interaction, de l’identité de l’autre, l’autre étant ici le travailleur social porteur de l’image du bon parent. Cette identification du parent déficient intellectuel au travailleur social aurait donc une double fonction : une fonction défensive, celle de lutter contre les effets de la déficience et une fonction constructive, celle de s’inscrire dans un projet personnel avec la force d’un modèle auquel il se réfère. Cette identité parentale requalifiée réactive le mythe héroïque décrit par Mircéa Eliade : le héros se situe toujours dans la relation, il est sans cesse en mouvement, dans les épreuves qu’il passe. Puis, au cours de sa marche, il opère un retournement contre la pente naturelle des choses : il s’oppose à la nature, à l’instinct. Le héros mythique est fondamentalement homme de désir, un désir de l’être ; pour Eliade, le désir se construit dans sa double projection négative (le sentiment du paradis perdu) et positive (la certitude de la fusion et de la réintégration). [24] L’interaction va être le lieu d’un conflit entre deux identités : une identité façonnée par la déficience intellectuelle et l’imposition normative des rites de protection, et une identité renarcissisée par l’avènement de leur parentalité. La forme sociale [25] et imaginaire de cette parentalité singulière, comme « mode de l’action réciproque entre les individus, par lequel ou sous la forme duquel ce contenu accède à la réalité sociale », se nourrit de la structure des représentations des travailleurs sociaux accompagnants, qui se nourrit elle-même des mythes réactivés. Cette forme sociale de parentalité dérange l’ordre parental établi et constitue un danger pour le bon fonctionnement d’une organisation sociale clivée entre le normal et l’anormal. Toutefois, ces représentations peuvent ne pas être immuables car cette parentalité naissante, peu visible, mais réelle, est susceptible de correspondre à un moment de transition, à un franchissement identitaire. « Pour Simmel, il importe de ne pas procéder à des conclusions univoques mais de déduire des propositions, éventuellement contradictoires, d’hypothèses de nature philosophique ou anthropologique comme l’identité individuelle qui se crée avec et contre les formes sociales instituées. [26] »


En finalité, cette recherche renvoie à ces questions fondamentales : c’est quoi être parent si eux aussi sont parents ? Faut-il ou pas accepter la non possibilité de procréation pour les personnes handicapées mentales ? Au nom de quoi ? Au nom d’une certaine valeur, d’une certaine représentation de la vie. Le parent déficient intellectuel est analyseur du normal, car il permet de comprendre le normal en essayant d’imaginer jusqu’où la personne déficiente intellectuelle peut concrétiser son désir d’existence sociale et d’intégration.

La subjectivité irréductible de cette parentalité singulière est source de connaissance : elle détient une fonction critique car elle interroge la sociabilité en exposant les fondements sociaux et symboliques sur lesquels se consolident nos rapports sociaux à l’altérité. « Aussi bien, en inventant des déviants – qui sont les négatifs sur lesquels elle refond sans cesse les traits de sa propre image – la société ne fait, une fois de plus, selon l’expression de Marcel Mauss, que « se payer de la fausse monnaie de son rêve » [27] .

[1] P. Baelde, B. Coppin, J-F. Le Cerf, B. Moureau, Comprendre et accompagner les parents avec une déficience intellectuelle, Paris, Gaëtan Morin Ed., 1999, p 13. Il n’existe pas, à ce jour, de données plus récentes.

[2] Catherine Henry Landemaine, « Les formes sociale et symbolique du parent déficient intellectuel », Mémoire de maîtrise de sociologie, Université Paul Valéry Montpellier III, 2004.

[3] Serban Ionescu (dir.), La déficience intellectuelle, Tome 1, Approches et pratiques de l’intervention, dépistage précoce, Laval, Ed. Agence d’Arc, 1993, p. 179.

[4] Peter Berger, Thomas Luckmann, La construction sociale de la réalité, Paris, Colin, (1996), 2002, p. 18.

[5] Nicole Diederich, Stériliser le handicap mental, Paris, Erès, 1998, p. 10.

[6] Michel Foucault, Histoire de la sexualité 1 La volonté de savoir, Paris, Gallimard, 1976, p. 138.

[7] Mathilde Mathieu, « La sexualité des handicapés sort difficilement de la clandestinité », Le Monde, mercredi 23 octobre 2002, p. 10.

[8] Jacqueline Delville, Michel Mercier, Sexualité, vie affective et déficience mentale, Paris, Bruxelles, De Boeck Université, 1997., p. 15.

[9] Saül Karsz, « Soutien à la fonction parentale : l’impossible neutralité », in Parentalité accompagnée… Parentalité confisquée ?, Spirale n°29, Ramonville, Erès, mars 2004.

[10] Emile Durkheim, Textes, Religion, morale, anomie, Paris, Editions de Minuit, 1975, p. 366.

[11] Denise Jodelet, « Représentation sociale : phénomènes, concept et théorie » in Serge MOSCOVICI (dir.), Psychologie sociale, Paris, PUF, 1984, p. 360.

[12] J-P. Pasleau – J.L. Collignon, « Handicap mental et représentations », in J. DUCHENE, M.MERCIER, J. DELVILLE et al., Ethique et handicap mental, Namur, Presses Universitaires de Namur, 1997, p. 36.

[13] Jean-Sébastien Morvan, « Représentations-attitudes des futurs intervenants éducatifs et sociaux », in Serban IONESCU (dir.), La déficience intellectuelle, Tome 1, Approches et pratiques de l’intervention, dépistage précoce, Laval, Ed. Agence d’Arc, 1993, pp. 198-199.

[14] Alain Giami, Chantal Humbert, Dominique Laval, L’ange et la bête, Représentations de la sexualité des handicapés mentaux par les parents et les éducateurs, Paris, CTNERHI, PUF, (1983), 2001, p. 111.

[15] Helder Godinho, « V. Gilbert Durand », in Joël THOMAS, Introduction aux méthodologies de l’imaginaire, Paris, Ellipses, 1998, p. 141.

[16] Ces rites de protection sont négatifs car ils ne servent qu’à légitimer leurs pendants, les rites positifs détenus par les « bons parents ». Voir Arnold Van Gennep, Les rites de passage, Paris, Picard, (1909), 1969.

[17] Les institutions d’assistance sociale constituent une forme de violence douce, symbolique. Pierre Bourdieu, Questions de sociologie, Paris, Les Editions de Minuit, p. 256.

[18] Voir Mary Douglas, De la souillure, études sur la notion de pollution et de tabou, Paris, Ed. La Découverte, (1967 - trad. de l’anglais par Anne Guérin), 1992

[19] Laurent Mucchielli, « Les mythes contemporains », Sciences humaines, n°24, janvier 1993, p. 19.

[20] Howard S. Becker, Outsiders, Etudes de sociologie de la déviance, Paris, Ed. A.-M. Métailié, (1963), 1985.

[21] « L’amour est enraciné dans notre être corporel et, dans ce sens, on peut dire que l’amour précède la parole. Mais l’amour est en même temps enraciné dans notre être mental, dans notre mythe, lequel suppose évidemment le langage et on peut dire que l’amour procède de la parole ». Edgar Morin, Amour, poésie, sagesse, Paris, Ed. du Seuil, 1997, p. 17.

[22] Cet imprinting se définit comme « un déterminisme avec ses stéréotypes, ses lieux communs, les vérités pseudo-établies… (…) donc nous voyons des normes absolument contraignantes qui pèsent sur la connaissance dans toutes les zones de la société ». Edgar Morin, Sociologie, Paris, Fayard, 1994, p. 41.

[23] Edgar Morin, Le vif du Sujet, Paris, Editions du Seuil, 1969.

[24] Joël Thomas, « II. Mircéa Eliade », in Joël THOMAS, Introduction aux méthodologies de l’imaginaire, Paris, Ellipses, 1998, p. 124.

[25] Georg Simmel, Sociologie, Etude sur les formes de la socialisation, trad. de l’allemand par S. Muller, Paris, PUF, coll. « Sociologies », 1999, (éd. originale 1908), p. 44.

[26] Gilles Ferréol, Jean-Pierre Noreck, Introduction à la sociologie, Paris, Armand Colin/Masson, (1989), 1996, p. 49.

[27] Jean-Pierre Durand et Robert Weil, Sociologie contemporaine, Paris, Ed. Vigot, 1997, p. 614.

 

Dernier ajout : vendredi 6 février 2009. — © RUSCA 2007-2010
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