Colloque 2011 « Lire les littératures africaines, penser la question coloniale »

Colloque international à la MSH-M, les 11 et 12 mai 2011 avec Bernard Mouralis.


Jeudi 11 mai

- 9h Ouverture du Colloque Guy Dugas, directeur de l’IRIEC, & Anthony Mangeon, Université Paul-Valéry : « Actualité d’un chercheur émérite. »
- 9h45 Conférence inaugurale Justin Bisanswa, titulaire de la chaire de recherches du Canada, en littératures africaines et francophonie, Université de Laval (Québec) : « La centralité des périphéries. »

Session I - Traversées

Présidence : Anthony Mangeon, Université Paul-Valéry
- 11h Romuald Fonkoua, Université de Strasbourg : « De la critique du dedans comme moyen de lecture des littératures d’Afrique. »
- 11h30 János Riesz, Bayreuth Universität & Hochschule für Philosophie, Munich : « Quels modèles pour un canon des littératures africaines ? »
- 12h Discussion, suivie d’un déjeuner
- 14h Jean Bessière, Université de Paris III (Sorbonne-Nouvelle) : « Contre-littérature et contre-discours : comparaison de deux notions dans la perspective des années 1970. »
- 14h30 Sylvère Mbondobari, Université de Libreville (Gabon) : « La paralittérature dans le champ francophone : naissance d’un discours critique et réflexions autour des Contre-littératures de B. Mouralis. »
- 15h Discussion, suivie d’une pause café

Session II - Colonialisme et postcolonialisme

Présidence : Éric Soriano, Université Paul-Valéry
- 15h45 Xavier Garnier, Université de Paris III (Sorbonne-Nouvelle) : « De quelques caractéristiques des littératures impériales. »
- 16h15 Kusum Aggarwal, Université de New Delhi : « Deux interprétations du fait colonial : La République coloniale. Essai sur une utopie (2003) de Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Françoise Vergès et République et Colonies. Entre histoire et mémoire (1999) de Bernard Mouralis. »
- 16h45 Discussion, suivie d’une pause
- 17h15 Table-ronde : Qu’apporte l’étude des littératures de l’ère coloniale à la compréhension des productions postcoloniales ? Avec Jean-François Durand, Bernard Mouralis, János Riesz, Jean Sévry Fin de la table ronde à 18h30

Jeudi 12 mai

Session III - Écritures, histoire et mémoire

Présidence : François Buton, CNRS
- 9h Jean-Pierre Dozon, EHESS : « Une rencontre tardive, mais salutaire. »
- 9h30 Boniface Mongo-Mboussa, Sarah Lawrence College : « Critique et mémoire. »
- 10h Viviane Azarian, Université de Bayreuth : « Colonisation, anthropologie et écritures de soi en Afrique. À propos de Fily Dabo Sissoko, Ahmadou Hampâté Bâ et Valentin-Yves Mudimbe. »
- 10h30 Yannick Martial Ndong Ndong, IRIEC, Université Montpellier III : « Parcours africains et constructions de soi : itinéraires croisés d’intellectuels africains et européens. »
- 11h Discussion, suivie d’une pause-café

Session IV - Ouvertures

Présidence : Anthony Mangeon
- 11h30 Nicolas Martin-Granel, ITEM, Paris : « Diogènes africains. »

Session IV - Ouvertures (suite)

Présidence : Judith Misrahi-Barak, Université Paul-Valéry
- 14h Kathleen Gyssels, Université d’Anvers : « De la créolisation à la pollinisation / polonisation et vice versa : l’œuvre réversible d’André et de Simone Schwarz-Bart. »
- 14h30 Mar Garcia Lopez, Université Autonome de Barcelone : « Postexotisme, romantisme et mélancolie postcoloniale. »
- 15h Alain Ricard, CNRS-LAM : « Conscience historique, conscience linguistique : inconscience poétique ? »
- 15h30 Discussion
- 16h Allocution de Bernard Mouralis et conclusion du colloque

Bernard Mouralis

Professeur émérite de littérature à l’Université de Cergy-Pontoise, dont il créa et dirigea l’UFR de Lettres et Sciences Humaines, Bernard Mouralis a également enseigné plusieurs années en Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire, Togo). Son œuvre critique s’est portée vers la littérature française et vers les littératures africaines en langues européennes, dans une démarche résolument interdisciplinaire qui faisait appel, tour à tour, aux sciences sociales, à l’histoire et à la poétique des textes. Internationalement reconnus, ses travaux ont ainsi contribué à sortir les études littéraires africaines des problématiques de l’identité et de l’altérité, sans pour autant ignorer l’histoire de la relation coloniale ni les étroits rapports entre littérature et politique. Sur ce plan, son essai République et colonies (1999) sut prendre acte des massacres coloniaux perpétrés par la France, mais également souligner les contributions majeures d’intellectuels ou d’hommes politiques africains et antillais à la défense et à l’édification de l’idéal républicain. À l’occasion de son soixante-dixième anniversaire, certains de ses anciens collaborateurs, étudiants ou simplement collègues et chercheurs africains et européens reviennent ensemble sur ses travaux et sur leur actualité pour penser aujourd’hui « les empires, et après ». Quelques titres significatifs :
- Les Contre-littératures (1975, rééd. Hermann, 2011) ;
- L’œuvre de Mongo Beti (1981) ;
- Littérature et Développement (1984) ;
- V.-Y. Mudimbe ou le Discours, l’Écart et l’Écriture (1988) ;
- L’Europe, l’Afrique et la folie (1993) ;
- République et colonies (1999) ;
- L’Illusion de l’altérité (2007) ;
- Littératures africaines et antiquité (2011).

 

 

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